Limiter sa consommation de viande pourquoi parlons nutrition

Dans cet article nous décryptons pour vous les conséquences d’une trop forte consommation de viande et de produits d’origine 0101animale non seulement pour votre corps mais également pour notre monde et son environnement. Attention, nous ne sommes pas en train de faire l’apologie du végétarisme, du véganisme ou de n’importe quel autre régime, nous ne souhaitons pas relancer un débat déjà fortement critiqué et nous ne souhaitons encore moins créer une division parmi vous. Nous souhaitons simplement vous éclairer pour que vous puissiez trouver un équilibre sain dans votre alimentation et pour répondre à des questions d’actualités.

Pourquoi la consommation de viande notamment, est visée du doigt ?

A notre époque et avec l’industrialisation en masse, le consommateur se réserve le droit de prôner la transparence. Malheureusement la plupart des industries préfèrent cacher leurs vices, histoire de portefeuille me dira-t-on, sans penser à notre santé.

Normes, traçabilité, authenticité, des mots qui résonnent dans l’industrie agro-alimentaire mais qui ne sont pas toujours respectés ! C’est notamment suite aux scandales des dernières années et je vais nommer le plus important en France : la viande de cheval dans les lasagnes, que les consommateurs crient au scandale et se méfient maintenant des grands producteurs de viandes (de poissons également !). Et cela est tout à fait légitime, rien n’importe plus que de savoir ce que l’on a dans l’assiette.

Mais croyez-moi, les scandales dont nous entendons parler ne représentent même pas le quart de ce qu’il se passe réellement dans les industries (production de viande ou non). Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de vous procurer le livre de Christophe Brusset, « Vous êtes fous d’avaler ça », très révélateur !

Quelques chiffres des conséquences de la surconsommation de produits d’origine animale

  • La première ressource touchée par la production de produits animaux est l’eau. En effet, pour produire 1 kg de bœuf, il faut 15 500 L d’eau, pour l’irrigation des céréales et le fourrage. 4 900 L pour 1 kg de porc et 4 000 L pour 1 kg de poulet. A contrario, les fruits et légumes ont besoin d’une quantité moindre : 700 L pour 1 kg de pomme et 131 L pour 1 kg de carotte.
  • Selon l’ONU, l’élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Le bétail est responsable de 50% des émissions de protoxyde de carbone et de méthane.
  • Dans le monde, 70% des terres agricoles sont destinées à nourrir les élevages. Pourquoi ? C’est parce que la plupart de ces élevages n’est plus nourri avec de l’herbe, mais avec du blé, du maïs ou du soja OGM. Or, pour produire 1 kg de viande, il faut entre 7 et 12 kg de céréales (Un bœuf fournit 200 kg de viande, soit 1 500 repas. Les céréales qu’il a mangé auraient pu servir à 18 000 repas).
  • Les élevages industriels sont à l’origine de pollution de l’eau dû aux nitrates et phosphores émit par l’épandage de fumier et de lisier. Les rejets de pesticides et d’engrais contaminent également l’environnement.
  • Si les pays développés et émergents divisaient leur consommation de produits d’origine animale par deux, la ration calorique des habitants des pays du Tiers Monde augmenterait : 2,2 millions d’enfants ne seraient plus en situation de malnutrition.
  • La surpêche provoque des prises involontaires : le monde dénombre plus de 300 000 petits cétacés (baleines, dauphins, marsouins) qui meurent dans les filets de pêche, ainsi que des tortues ou oiseaux.
  • 65 milliards d’animaux abattus chaque année à l’échelle mondiale. En France, 83% des 800 millions de poulet sont élevés sans lumière du jour et 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis, en bâtiment. 68% des poules et 99% des lapins sont en cages. Leur taux de mortalité est élevé au point que 20% des cochons meurent avant abattage.

Quels sont les effets d’une consommation excessive de produits d’origine animale pour mon corps ?

D’un point de vue nutritionnel, il faudrait en moyenne diviser par 2 notre consommation de produits d’origine animale. Vous trouverez des indications ci-dessous, nous nous sommes limité aux produits carnés et aux poissons.

La viande

Les français consomment actuellement 89 kg de viande/an. Cette consommation a doublée par rapport à nos grands-parents et triplée par rapport à nos arrières-grands-parents ! La production de viande à quintuplé entre les années 1950 et 2000.

L’usage intensif d’antibiotiques sur les animaux d’élevage génère l’apparition de souches bactériennes très résistantes. Depuis 2006 en Europe, l’injection de stimulateurs de croissance est interdit mais est encore autorisé dans de nombreux pays. Les systèmes modernes d’élevage sont des incubateurs à virus tels que listeria, salmonelles, E. coli, campylobacters, etc.  En surconsommation, notamment pour la viande rouge, il y a augmentation du risque de contracter certaines maladies comme le cancer du côlon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou encore le diabète de type 2. En effet, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l’humain. Les viandes transformées (nuggets, cordon bleu industriels, etc.) sont classés comme cancérigènes certains !

(Il y a encore d’autres aspects à prendre en compte tels que l’acide urique ou encore les bactéries putréfactrices. Pour plus de renseignements, dirigez-vous vers le site du Palais Savant.)

Qualité nutritionnelle de 100 g de viande de boucherie :

  • 70% d’eau
  • 20 g de protéines
  • 10 g de lipides (variable de 2 à 13% selon le morceaux choisi)
  • moins d’1 g de glucides
  • 168 kcal pour 100 g d’une viande maigre et jusqu’à 215 kcal pour 100 g d’une viande grasse

(Apports nutritionnels conseillés pour un adulte en bonne santé : protéines = 0,8 g de protéines/kg/jour (pour un adulte de 70 kg = 56 g) ; lipides = 35 à 40 % de l’apport énergétique total soit pour un adulte consommant 2 000 kcal : 77 g de lipides ; glucides = 150 g/jour)

Conseil : choisissez votre viande en fonction de sa qualité, de son origine et de sa traçabilité. Le mieux c’est encore d’aller chez le boucher du coin ou un producteur local. Il saura vous renseigner sur les produits qu’ils proposent et vous garantira une belle qualité. Privilégiez les viandes labellisées : Label Rouge, Bio, AOC. Ces viandes peuvent être plus chères à l’achat mais en consommant moins, cela ne reviendra pas plus cher dans votre caddie à la fin du mois. La qualité prime !

Le poisson

On estime que plus de 1000 milliards de poissons sont pêchés chaque année.

Le problème majeur de la consommation de poisson, pour l’élevage dans tous les cas, est le rejet de pesticide, d’antibiotiques et d’hormones dans les bassins, évitant ainsi les maladies aux poissons et augmentant donc la rentabilité. Oui mais tous ces produits chimiques consommés par le poisson, se retrouve dans nos assiettes !

Qualité nutritionnelle de 100 g de poisson :

  • 70 à 80 % d’eau
  • 20 g de protéines (variable en fonction de l’espèce : le thon par exemple est plus protéiné que le merlan)
  • – 2 % de lipides pour les poissons maigres et + de 10 % pour les poissons gras
  • on trouve des traces de glucides
  • 143 kcal en moyenne : 119 kcal pour 100g de poisson maigre et jusqu’à 215 kcal pour le poisson gras

Là aussi, choisissez la qualité. Il existe un écolabel public en France, qui garantit une pêche durable, une grande qualité et un respect de la traçabilité de votre produit

Nous vous proposerons, dans un prochain article sur les protéines, des équivalences entre viandes et céréales/légumineuse avant de pouvoir réduire votre consommation de produits d’origine animale  🙂 

Nous ne souhaitons surtout pas choquer et encore moins, comme je le disais au départ, vous inciter à quoi que ce soit (nous ne sommes nous même pas végétariennes, on ne consomme simplement pas de la viande à chaque repas). Aujourd’hui si quelqu’un souhaite se renseigner à ce propos, il trouvera tout sur internet, je ne fais donc que relayer des informations. Vous êtes tout à fait libre de ce que vous faites, de ce que vous mangez et de l’air que vous respirez ! Personne n’a le droit de vous dire quoi faire, alors faites ce dont vous avez envie et ce qui vous rend heureux/se  😉

limiter la consomation de viande

Sources : ONU, Greenpeace, Le Monde, etc.

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